Prospective et idéal Educatif
La commémoration des Martyrs et héros nationalistes, comme nous le disons si souvent porte les ferments de l’intégration nationale car elle rappelle l’histoire, la culture, et la philosophie qu’avaient les différents protagonistes elle raconte surtout le rêve des populations de cette époque à un devenir meilleur. Les Camerounais ne sont pas parvenus à construire une telle entité. La jeune génération pourrait en être capable car elle n’est pas si ignorante de la capacité qu’aurait un Cameroun débarrassé des pesanteurs actuels. Pour cela il faut qu’elle sache quelles sont ses racines. C’est pourquoi Cheikh Anta Diop dit : «Seule une véritable connaissance du passé peut entretenir dans la conscience le sentiment d’une continuité historique indispensable à la consolidation d’un Etat multinational. (…) il n’est pas indifférent pour un peuple de se livrer à une telle investigation, à une pareille reconnaissance de soi ; car, en ce faisant, le peuple en question s’aperçoit de ce qui est solide et valable dans ses propres structures culturelles et sociales, dans sa pensée en générale ;il s’aperçoit aussi, de ce qu’il y a de faible dans celle-ci et qui par conséquent n’a pas résisté au temps. Il découvre l’ampleur réelle des emprunts, il peut maintenant se définir de façon positive à partir de critères indigènes non imaginés mais réels.
Il à une nouvelle conscience de ces valeurs et peut définir maintenant sa mission culturelle, non passionnément, mais d’une façon objective ; car il voit mieux les valeurs culturelles qu’il est le plus apte, compte tenu de son état d’évolution, à développer et à apporter aux autres peuples.»
Il m’est permis d’affirmer que le seul moyen par lequel la jeunesse camerounaise entrera en possession de son histoire est la valorisation des personnages historique par la célébration continue mais aussi mouvementé à l’image de leur glorieux passé a travers les programmes scolaires de notre système éducatif.Celui-ci joue un rôle majeur dans le progrès de toute société surtout dans les sociétés subsahariennes en quête de la libération du model coloniale. Le rôle des programmes de ces envergures, des stratégies de reconnaissance académique et historique sont important, car ils servent de paramètre pour évaluer les capacités d’un État à disposer de lui-même à travers l’élite intellectuelle. Sous ce regard, le statut d’intellectuel confère une identité d’acteur social et politique, et donne une fonction quasi messianique d’implication dans le jeu politique par l’entremise de la contestation de la logique coloniale, mais de l’élaboration d’un discours identitaire et nationaliste des héros d’hier, posant ainsi les bases de l’indépendance véritable et de la restauration de la conscience historique.
Le travestissement de l’histoire dans nos centres d’éducation a permis la fabrication des élites qui pensent qu’il faut tourner la page de l’époque de la domination coloniale, des revendications d’émancipation, du refus d’assimilation pour se préoccuper des problèmes contemporains. Pourtant il est possible de penser que la majorité des problèmes contemporains du Cameroun trouvent leur source de cette époque où les camerounais fut obliger d’opéré des choix distinct qui conduisirent à la démarcation de deux camps bien antagoniste. Par conséquent, il est opportun de faire savoir à ma génération et à la plus jeune que moi encore ce moment crucial de l’histoire de notre pays le devoir de l’histoire oblige pour un avenir conséquent. D’où la refonte de notre système éducatif.
Tous à la LIBRAIRIE DES PEUPLES NOIRS Yaoundé
SAMEDI 17 Janvier A PARTIR DE 13H 30M
